Réouverture des classes dans un contexte précaire

Réouverture des classes dans un contexte précaire

Des dizaines d’établissements scolaires de la ville ont procédé à la reprise de leurs cours. Deux mois après l’offensive de la coalition criminelle Viv Ansanm dans la région métropolitaine, qui a fermé les portes de 900 établissements affectant environ 20 000 écoliers.

L’un des constats de ce début du mois de mai c’est la réouverture des classes et l’embouteillage aux heures de pointe qui l’accompagne rendant les trajets beaucoup plus longs pour certains élèves. Par exemple, les élèves des sections Fondamentale et Secondaire du Petit Séminaire Collège Saint-Martial (PSCSM) dont le local a été pillé en Mars, doivent se rendre dans des locaux temporaires aménagés à Delmas 75, alors que les petits du Préscolaire se rendent desormais à Pétion-Ville. Un ajustement pas facile sachant que la plupart des écoliers qui fréquentaient l’établissement vivaient dans la région métropolitaine.

Par ailleurs, la reprise des cours fait également des remous chez certains parents dont l’établissement des sœurs Jahouvey à Pétion-Ville dont leurs enfants doivent observer une pause pour permettre aux élèves de Sainte-Rose de Lima de passer leurs examens.

Selon le représentant de l’UNICEF en Haïti, la violence a entraîné le déplacement de plus de 360 000 personnes, principalement des femmes et des enfants. De plus, au moins un tiers des 10 000 victimes de violence sexuelle de l’année dernière étaient des enfants. Cette situation expose les enfants à des risques considérables, alors qu’ils sont confrontés à un manque d’assistance et de protection adéquates.

Save the Children, une organisation américaine à but non lucratif, a rapporté que plus de 80 enfants ont été tués ou blessés entre janvier et mars, marquant une augmentation de 55% par rapport au dernier trimestre de 2023. Il s’agit du période la plus violente pour les enfants jamais enregistrée dans le pays.

Malgré cette situation critique, le conseil présidentiel de transition, installé depuis deux semaines, n’a pris aucune décision concernant le secteur de l’éducation. Pendant ce temps, les membres du conseil continuent de se battre pour des postes ministériels, laissant les écoles et les enfants dans l’incertitude quant à leur avenir éducatif dans un contexte de violence persistante.

Rodney Zulmé

Publishing Team

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